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Je ne sais jamais par où commencer.
Bref, ceci est une de mes nombreuses fictions faisant intervenir les Tokio Hotel.

18 Décembre 1944.

Guerre

Amour
Peine
Combat
Survie

Sommaire:
Prologue.
Chapitre 1.


Je suis désolée du manque atroce de suites depuis pas mal de temps.
Mais j'ai été occupée. Et en ce moment, le lycée me prend pas mal de temps.
Bref, je serai bientot de retour. J'espère que vous serez toujours au rendez-vous.



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# Posté le mardi 14 juillet 2009 12:48

Modifié le mercredi 16 septembre 2009 09:48

# Prologue .

# Prologue .
Lya _ Lucas _ Raphael _ Gustav _ Bill _ Tom _ Georg _ Autres

Prologue

L'atmosphère est sombre, trop sombre. Ce qu'il se passe autour est digne d'un enfer des plus pesant. Comme à tous les couchers de soleil, je suis installée près du lac. Cachée des alentours. A l'abri de tous dangers. Les coups de feus me parviennent d'ici. Je ferme les yeux aussi fort que je le peux, comme si ça me permettait de couper le son, de tout oublier. Je cligne des paupières et laisse apparaître une larme au coin de mon oeil droit.

Nous sommes le 14 décembre 1944. La guerre avait commencé depuis maintenant 4 ans, opposant l'Allemagne nazie à la France. Je vis à Hegenheim, village au plus proche de la frontière allemande. Ça faisait maintenant quelques mois que ma ville était contrôlée par les allemands. La vie était devenue des plus difficiles. Les soldats arpentaient les rues nuits et jours. Nous devions nous cacher, nous montrer forts face à eux, accepter toutes leur requête afin d'être à l'abri de la mort.

L'hiver devient de plus en plus froid. La neige n'est pas encore tombée, mais ça ne saurait tarder. J'ai froid. Un simple tissu couvre mon buste et le haut de mes jambes. Je n'ai rien d'autre et je ne m'en plains pas. Ça ne servirait à rien. Je me lève difficilement, les jambes tremblantes. Un dernier regard aux alentours et je remonte vers la route quittant le seul endroit paisible qui règne encore à Hegenheim. La nuit est tombée. Je suis silencieuse, je n'ai pas le droit à l'erreur. Les allemands ne nous autorisent pas à sortir quand il fait noir. J'ai toujours aimé le danger d'après ma mère, même s'il est mortel.

Je longe les murs. Je me fais le plus petite possible. Aucuns allemands en vue, mais je préfère rester prudente. Je me met à trottiner. On ne voit quasiment rien, mais je connais le chemin par coeur. Mes pieds nus claquent les pavés en produisant un faible bruit. Je ralentis. J'ai un pressentiment. En effet, des voix s'élèvent de la rue perpendiculaire à celle où je me trouve. Je me colle contre le mur, coupe ma respiration et attend. Les bottes militaires claquent le sol dans un bruit sourd, me procurant des frissons. Mon coeur s'accélèrent, mes mains tremblent. La peur monte en moi à une vitesse affolante. Deux allemands passent devant moi, leurs fusils à la main. Ils prononcent des paroles incompréhensibles à mon oreille. J'en ai mal à la tête. Ils s'éloignent. J'avance silencieusement, ayant toujours cette peur au fond du ventre. Un dernier regard vers les soldats. Ils sont loin à présents. Les battements de mon coeur reprennent une allure normale.

Nous sommes le 14 décembre 1944. Je m'appelle Lya. J'ai 18 ans. Et je survis.

# Posté le mardi 14 juillet 2009 13:49

Modifié le lundi 03 août 2009 05:16

# 1 .

# 1 .
Lya _ Lucas _ Raphael _ Gustav _ Bill _ Tom _ Georg _ Autres

Chapitre 1: « S'il faut mourir, autant vivre à en creuver »

Je regarde autour de moi. Personne. Je me trouve devant une grande usine détruite il y a plusieurs mois par les forces allemandes. Il ne reste plus grand chose. J'enjambe des pierres, silencieusement. Un cri. Un coup de feu. Un de plus. C'est le troisième depuis que la nuit est tombée. J'étouffe un sanglot. J'espère ... Oui, j'espère. Et si c'était un d'eux ? Et si c'était quelqu'un de ma famille ? Mon coeur s'accélère rien qu'à cette pensée. Une envie de vomir s'empare de moi. Je me dépêche et arrive au fond de l'usine, enfin ce qu'il en reste. Un dernier regard derrière moi. Avec le temps, j'ai appris à me méfier de tout. C'est même devenu de la paranoïa.

Mon pied heurte une planche de bois. Je me baisse et pousse de toutes mes petites forces le bois, restant le plus silencieuse possible. La planche laisse apparaître un trou aménagé il y a plusieurs années dans l'usine. Je m'y faufile et replace le bois au dessus de ma tête. Je dévale les escaliers, stressée. Des voix me parviennent d'ici. J'arrive enfin à bout des escaliers. La scène qui s'offre à moi me réchauffe le coeur d'un coup, tel un boulet de canon. Je regarde chacune des personnes présentes devant mes yeux. Je les compte. 11. Ils étaient tous là. Je souffle de soulagement, retrouvant mon calme.

Je reçois des sourires que je renvois aussitôt. Toute ma famille se trouve ici. Depuis à peu près 6 mois, je vis dans les profondeurs de cette usine. Nous sommes 12 à vivre ici. Que des enfants et des adolescentes ayant perdus leurs parents à la guerre. C'était une sorte de refuge qui avait été inauguré par Gustav. Le doyen des lieux. Nous étions cachés des allemands, personne à part nous ne connaissait l'existence de cet endroit. Nous vivions pauvrement, mais bien. Parce que nous étions ensemble. Et c'était plus fort que tout.

Des petits bras s'entourent autour de ma taille. Je baisse la tête et souris. Mon petite frère. Lucas. 11 ans. Brun, avec des yeux respirant l'espoir et la vie malgré tout. Je le serre contre moi. Je profite de chaque seconde. Il m'embrasse la joue et retourne voir des enfants de son âge. Je le suis du regard. Mon petit frère a toujours eu la joie de vivre, même dans les pires situations, même en ce moment.


_Lya !

Je détourne la tête vers le fond de la salle. Gustav. Je m'avance vers lui. Je connais déjà son discours. Il s'est inquiété, je le sais. Il a encore eu peur pour moi. Il a pensé une fois de plus que je ne reviendrai jamais. Mais je suis toujours là. Je voudrais tellement te rassurer Gustav. J'aimerais trouver les mots, mais tu es tellement buté. Je m'assois à côté de lui. Je sens son regard pesant sur moi. Allez, j'attends. Engueule-moi un bon coup et puis serre-moi dans tes bras. Comme à chaque fois.

_J'ai l'impression de te répéter la même chose tous les soirs.
_C'est surement parce que c'est la vérité.
_Je sais que tu as besoin de sortir, de prendre l'air. Mais je t'en pris, arrête. Ça devient trop dangereux.
_Tu me connais Gustav, je ne peux m'empêcher d'écouter mon coeur.
_Ton coeur te met en danger.

Il passe son bras autour de mes épaules et me colle à lui. Il est surement à bout. Nous regardons les enfants. Ils prennent tous place dans leur coin. L'heure devient tardive. Gustav avait vraiment de quoi être fier de ce qu'il avait créer. Permettre à des enfants orphelins de retrouver une famille, je trouve ça beau. Indescriptiblement beau. Et puis, il m'a sauvé la vie.

C'est lui qui est venu nous chercher, mes frères et moi, suite à la scène qui s'était déroulée devant nos yeux. Mes parents sont morts suite à une visite de deux soldats allemands à mon ancien domicile. Ils étaient assez révolutionnaires et ils n'ont pas supporté de voir des allemands s'introduire dans notre maison. Notre mère nous avait enfermé dans un recoin de la maison. Elle nous avait sauvé la vie. J'avais entendu deux coups de feu. Et puis des rires. Des larmes s'étaient échappées de mes yeux sans que je ne m'en rende compte. J'avais serré Lucas de toutes mes forces, comme pour absorber sa peur. Le calme était revenu dans la maison. Jusqu'à ce que des pas se rapprochent de notre cachette. Lucas se mit à pleurer. J'essayais de le calmer comme je pouvais. Mais c'était impossible. Le silence était revenu. Et une voix s'était élevée de l'extérieur. Celle de Gustav. J'avais dévérouillé la porte, et j'étais dans ses bras, pleurant toutes les larmes que je possédais, mes yeux ne pouvant quitté les corps de mes deux parents étendus sur le sol, en sang. Mais il en manquait un. Le corps de mon grand frère n'était pas là. J'avais regardé Gustav, je ne comprenais pas. Il avait secoué la tête. Je compris alors. Mon grand frère avait été enlevé par ces deux allemands. Georg, ma vie, mon espoir, mon frère ainé.


_A quoi tu penses ?
_A Georg.

Gustav se tait. Il sait que c'est un sujet délicat. Lui est persuadé que Georg est mort, moi pas. J'suis même sur qu'il est en vie. Je le ressens. Mon coeur me le dit et je lui fais confiance. Gustav est aussi très affecté de la disparition de mon frère, c'était son meilleur ami. Nous n'en parlons pas beaucoup, mais nous y pensons à tout moment. Mon frère me manque. Mais je sais au fond de moi qu'il est encore là, et que je le reverrai. Bientôt. Je le sais.

J'embrasse Gustav sur la joue, signe de bonne nuit. Et puis Ciara, sa petite amie, attend mon départ afin de prendre ma place auprès de Gustav. Je lui souris. Mon regard se tourne vers Lucas. Il dort déjà. Je m'approche de lui et passe ma main dans ses cheveux devenus trop longs. Il rêve. D'une autre vie sans doute. Une vie sans danger. Une vie libre et belle. Une vie où la guerre n'est plus.

Je soupire et regarde autour de moi. La plupart est allongé. Je le* cherche du regard. Il est là bas. Endormit. Rêvant lui aussi. Je préfère ne pas le rejoindre. Il est toujours de mauvaise humeur quand on le réveille. Je m'allonge, ferme les yeux et pense. A Lucas. A Gustav. A Georg. A mes parents. A la vie. Je suis en train de perdre tout autour de moi. Qui sait si j'aurais la force pour continuer ? Je me sens faible. Je ne me crois pas assez forte. Mais, pour toi Georg, je continuerai d'y croire. Jusqu'à la mort.

Je te le promet.


**

Le premier chapitre.
Le plus important.
Dites moi ce que vous en pensez.

N'oubliez pas de poster un commentaire si vous voulez être prévenu.

Le chapitre 2 serra bientot en ligne. :)

# Posté le vendredi 17 juillet 2009 08:55

Modifié le lundi 03 août 2009 05:17

# 2 .

# 2 .
Lya _ Lucas _ Raphael _ Gustav _ Bill _ Tom _ Georg _ Autres

Chapitre 2: Il y aura toujours quelque chose pour détruire nos vies.La seule question est qu'est-ce qui va nous tomber dessus en premier. On est toujours au bord du gouffre.

Mes yeux s'ouvrent facilement. Il fait encore sombre dans le repère. Je me redresse et m'étire. Personne n'est levé. J'entends le souffle de Lucas à mes côtés. Je me baisse et l'embrasse sur la joue. Tu es ce qui me reste de plus précieux p'tit frère. Je ne t'abandonnerai pas. Lucas soupire et se retourne. Je souris et passe tendrement ma main entre ses cheveux bruns. Qu'est ce que je serai sans toi à mes côtés p'tit frère ? Rien probablement. La disparition de Georg nous avait rapproché Lucas et moi. Le lien entre nous était déjà fort, il est à présent incassable.

Je me lève et me dirige vers la sortie du repère. Je ne risque pas de me faire voir pas Gustav à cette heure-ci, je retrouverai sa colère à mon retour. Je ne sais pas où je trouve cette envie de me mettre à tout moment en danger. C'est en moi. Je ne peux pas rester enfermer. J'ai besoin d'air, besoin d'être libre. Ironie. Nous ne pouvons pas être en liberté dans ce monde là. Mais un jour peut-être. J'espère, comme toujours. Je monte les escaliers rapidemment.


_Lya !

Je m'arrête en l'entendant. Mon coeur se met à battre plus vite. Je me retourne. Je ne le vois pas. C'est trop sombre. Je sens ses mains s'enrouler autour de ma taille. Les miennes viennent dans son cou. Je suis soulagée. Je ne sais pas pourquoi. Peut-être le fait de l'avoir enfin dans mes bras. Je ne l'ai pas vu de la journée hier.

_Tu m'as manqué ma belle.
_Toi aussi Rapha'.

Raphael. Mon meilleur ami. Une partie de mon âme. Celui qui m'aide à garder le courage et à sourire quand il le faut. Je le connais depuis que j'suis sur pattes. J'avais neuf ans quand Papa et Maman se sont installés à Hegenheim. J'étais perdue. Je ne connaissais rien. Je n'avais pour seul compagnie que mes deux frères. C'était déjà beaucoup mais loin d'être assez pour moi. L'idée de me retrouver seule me rendait frustrée. Et vu mon côté beaucoup trop timide, ça m'était impossible d'aller vers les gens. Papa m'avait envoyé chercher du pain et c'est là que j'l'ai rencontré. A la boulangerie. Il venait prendre son pain lui aussi. C'était un peu comme un coup de foudre, mais amical. Il m'a adressé la parole et on ne s'est plus quitté. Raphael avait toujours été là pour moi, dans les moments les plus difficiles comme dans les plus heureux. Je passe le clair de mon temps avec lui depuis onze ans. Il m'est absolument indispensable.

_Tu es encore sortie hier soir.
_Oui. J'en ai besoin, tu le sais. Et puis, tu n'as pas à me donner de leçon, tu fais la même chose.
_Ne prend pas la mouche. J'me suis réveillé sans toi à mes côtés c'matin.
_Tu dormais quand j'suis rentrée, j'avais pas envie de te réveiller.
_Tu aurais du.
_Pour me faire engueuler, c'est pas la peine.
_Serais-tu entrain de dire que je suis grognon au réveil ?
_Non pas du tout.

Je sens son sourire. Je me l'imagine dans ma tête. Ses fossettes au creux de ses joues. Je me détache de ses bras et reprend mon chemin vers l'extérieur. Raphael me suit. Il aime le danger lui aussi. Un silence règne. J'attends. J'écoute. Rien. Raphael me murmure un faible « vas-y ». Mes mains s'actionnent sur la planche de bois. Je la pousse en serrant les dents. Chose inutile. Je me faufile à l'extérieur. Un vent froid me frappe en plein visage. J'ai l'impression que l'atmosphère est de plus en plus noire de jours en jours. Raphael replace le bois avant de glisser sa main dans la mienne.

Le danger est encore plus présent le jour. La lune nous couvre, le soleil non. Seul les débris qui recouvrent le sol nous permettent de nous cacher. Les rues isolées nous aident aussi. Leur côté sombre cache nos corps et nous sauve de leur fusil. De la mort. D'eux. Je n'entends que les pas de mon meilleur ami derrière moi. Le silence se fait trop pesant. Il nous paralyse. Nous fait peur. Trembler. Pleurer. Nos respirations deviennent ingérables. La peur nous contrôle. Elle nous tient fermement. Il est impossible de lui échapper.

Les rues ont l'air vides. Inquiétant. Elles ne le sont jamais d'habitude. Mes yeux croisent ceux de Raphael. Il est dans le même état que moi. Je m'apprête à aller vers le lac mais Raphael me ramène contre lui. Je sais. Tu n'aimes pas quand je m'éloigne. Tu veux me protéger. Mais tu ne le pourras pas toujours. J'accepte, parce que je sais ce que tu ressens. Ma tête sur ton torse, j'écoute ton coeur et j'imagine. J'imagine une vie normale, toi à mes côtés. Toi qui m'aide. Toi qui me montre le bon chemin. Toi qui est une partie de ma vie.

Raphael me ramène vers la planche de bois. J'en ai pas envie. Mais il n'acceptera pas. J'ai envie de courir. Loin. Avec toi. Si seulement c'était possible.

_Je t'aime Raphael.

**

Hello les filles.
Voilà enfin le chapitre 2.
Désolée, j'suis longue à écrire ... T_T'

Bon, j'espère que j'ai bien réussi à transmettre la relation qui unit Raphael à Lya ... =)
Une amitié très forte ... ^^

N'oubliez pas de laisser un comz' si vous voulez être prévenue de la suite. ^^

J'attends vos avis. ^^

# Posté le lundi 03 août 2009 15:53